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Les
soleils des indépendances
Chaque nation a des traditions culturelles spécifiques à son fond
ethnique qui sont particulièrement évidentes dans leurs cérémonies
de mariages, de naissances, et de funérailles. La confirmation de
ces traditions devient souvent plus significative pendant des périodes
de dépression économique ou de répression politique. <<Les
soleils des indépendances>> d'Ahmadou Kourouma est un exemple
de la façon dont les funérailles africaines traditionnelles continuées
pendant la colonisation et on peut-être donné aux africaines un
sens de l'unité pendant ces temps.
La deuxième partie du roman commence avec la mort de Lacina, le
cousin du personnage principal, Fama. Quand il apprend de la mort
de son cousin, Fama accomplit son rôle pour informer la communauté
et pour rassambler la'rgent pour les dépenses funéraires. Il ce
prépare aussi pour aller au village du cousin Lacina pour aider
et pour organiser ses funérailles:
<<La suprême injure qui ne se presse
pas, ne se lasse pas, n'oublie pas, s'appelle la mort. Elle avait
emporté le cousin Lacina du village...Fama décida d'aller au village
pour les funérailles; il parcourut toutes les concessions malinké
de la capitale pour faire éclater la nouvelle du décès du cousin
et annoncer son voyage...Chaque Malinké se surpassa en générosité.
L'argent fut sorti et offert par tous (81).>>
La
fonction traditionelle de Fama de rassembler l'argent des villageois
était essentielle pour sa famille de payer les funérailles de Lacina.
Une autre chose importante était la générosité des Malinkés et leur
bonne volonté d'aider. Bien que les conditions économiques soient
pauvres et qu'il y ait la répression socio-économique, le peuple
a contribué généreusement pour aider Fama et sa famille.
Un
deuxième exemple de la tradition funéraire africaine est au début
du quatrième chapitre de la deuxième partie du roman: <<Déja
cinq soleils de tombés, de parcourus. Il en restait dix-huit à voir
se lever avant qu'arrive la date des funérailles du quarantième
jour du cousin Lacina (120).>> Les Malinkés ont observé une
période de quarante jours pour les funérailles pendant lesquelles
les villageois auraient le temps de rassembler l'argent pour les
dépenses funéraires. Les Malinkés croyaient que cette période d'attente
de quarante jours était la longueur de voyage de la personne décédée
pour rejoindre Allah. Pendant ce temps, la famille, les amis, et
les villageois se réuniraient pour pleurer les défunts et aussi
pour célébrer le voyage chez Allah. Cette période de deuil et de
célébration par la camaraderie et par nourriture collective donne
au peuple une raison d'être et de vie communautaire et de sentir
unifiée aux Malinkés.
Les
deux passages, aussi bien que beacoup d'autres dans le roman, sont
des exemples d'importance de la tradition dans la société. En dépit
des conditions économiques et socio-économiques instables causés
par la colonisation, le Malinkés continuent de préserver leurs traditions
culturelles. Par cette conservation de culture, ils trouvent également
l'appui et la solidarité chez les uns les autres. Hamby,
Ashley
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Stéréotypes
et réalité sociale : la présentation des rôles sociaux dans
l’œuvre Les Soleils Des Indépendances de Amadou Kourouma
La
perception des occidentaux quant à l’Afrique est souvent influencée
par les stéréotypes qui ont été forgés depuis la colonisation. A
cause de ces idées générales qui sont souvent influencées et subjectives,
on a l’impression que la société africaine est dirigée par le patriarcat.
Selon ces stéréotypes, l’homme est obligé de subvenir aux besoins
de sa famille. Il est aussi sensé exercer le rôle principal, le
contrôle sur les autres membres de la famille, particulièrement
les femmes. On considère que son pouvoir s’étend jusqu’au domaine
économique. A l’opposé de ces stéréotypes, on note que, dans son
ouvrage, Les soleils des indépendances , Amadou Kourouma
inverse les rôles sociaux de ses personnages principaux, donnant
à Salimata, la femme de l’œuvre, un rôle plus important et puissant
que celui de son mari Fama qui vient pourtant d’une famille royale.
Ainsi, le héros de ce roman, Fama, est un homme d’origine noble.
Il éclaircit les rôles inverses crées par l’auteur. On se rappelle
grâce a une étude de l’œuvre que Fama a tendance a se plaindre sans
cesse de ses souffrances et de sa perte. Pour exprimer ses sentiments,
il emploie souvent l’expression « bâtard de bâtardise »
(p17) pour référer à ceux qui lui ont volé son ancienne position
aisée. Le narrateur continue d’exprimer son mécontentement au travers
de « Lui, Fama, né dans l’or, le manger, l’honneur et les femmes !
Eduque pour préférer l’or a l’or, pour choisir le manger parmi d’autres,
et coucher sa favorite parmi cent épouses! Qu’était-il devenu ?
Un charognard… ». Il est nécessaire de préciser maintenant
qu’en tant que personne, on ne peut pas empêcher Fama de se plaindre.
Cependant, il semble que celui-ci ne fait pas d’efforts pour résoudre
ses problèmes, en tout cas, nous n’en sommes pas témoins. En dévoilant
les défauts de Fama, tel que mendier pendant les funérailles, l’auteur
nous permet de découvrir un autre élément de la culture africaine :
le fait que les funérailles sont importantes dans cette société
et la manière dont les gens profitent de celles-ci pour se nourrir.
On apprend aussi que la plupart des funérailles sont organisées
par des familles déjà pauvres qui tentent d’offrir le meilleur repas
possible aux participants. Alors, des personnes comme Fama, par
leur opportunisme, retirent aux funérailles leurs caractères sacrés.
Ce rapport aux funérailles est démontré dans la citation suivante :
« Comme toute cérémonie funéraire rapporte, on comprend que
les griots Malinkés, ceux qui ne vendent plus parce que ruines par les
Indépendances « travaillent » tous dans les obsèques et
les funérailles. De véritables professionnels ! Matins et soirs,
ils marchent de quartier en quartier pour assister à toutes les
cérémonies. On les dénomme entre Malinkés, et très méchamment, « les
vautours » ou « bande d’hyènes » (p11).
Pour bien comprendre le comportement de Fama, il faut se rappeler
les stéréotypes tel celui qui dit que l’homme devrait tout diriger.
Grâce à une analyse plus précise, on note l’aspect inversé de l’œuvre
c'est-à-dire que Fama ne s’occupe pas de son foyer,ni ne travaille
pour se nourrir. De plus, on apprend au fil de la lecture que Fama
est stérile et que ce dernier n’a donc pas non plus son pouvoir
de reproduction.
En comparaison à tous les défauts de Fama, monsieur Kourouma nous
rappelle les efforts de Salimata, femme de Fama, pour se débrouiller
avec sa situation quotidienne. Celle-ci comble les manquements de
son mari. En effet, elle travaille comme marchande dans la communauté
pour gagner sa vie honnêtement en vendant de la « bouillie »(
p49). Malgré les difficultés que Salimata doit supporter, elle essaie
de respecter les lois d’Allah en donnant l’aumône aux plus pauvres
qu’elle-même et en étant pieuse à travers ses prières. On a l’impression
aussi que c’est elle qui dirige les affaires de la maison, et l’auteur
souligne ses combats contre la stérilité dont elle est accusée d’être
la cause : « trépidations et convulsions, fumées et gris-gris,
toutes ces pratiques exécutées chaque soir afin que le ventre se
fécondât »(p29). Le narrateur nous raconte ici les tentatives
de Salimata pour avoir un enfant, tel que les visites qu’elle rend
aux médecins occidentaux et sa décision de demander de l’aide au
marabout qui l’avait violée. Finalement l’auteur nous fait comprendre
les souffrances atroces que Salimata a subi lors de l’attaque du
« génie » et lors de l’événement horrible qu’est l’excision (pratique
qui retire aux femmes le plaisir sexuel): « Le viol !
Dans le sang et les douleurs de l’excision, elle a été mordue par
les feux du fer chauffé au rouge et du piment. »(p33).
Pour revenir à la thèse de cette analyse, on essaie d’étudier
les rôles sociaux inversés dans cette œuvre qui donne à Salimata
plus de qualités et de capacités qu’à son mari. Car, malgré toutes
les difficultés qu’elle endure, elle parvient a remplir ses responsabilités
comme celle de nourrir sa famille ou de respecter ses traditions
religieuses. Ainsi, elle tente tous les traitements qui lui
sont disponibles pour mettre au monde un enfant. A l’inverse, son
mari profite des souffrances des autres, ne fait pas un travail
honnête et n’apprécie pas le don d’être en vie. Par ces différences
de rôles, Amadou Kourouma nous révèle une dichotomie socioculturelle
présente dans l’œuvre, dans laquelle Salimata mène les affaires
et détient un certain pouvoir tandis que Fama, l’homme apparaît
en être à l’opposé. Kate Crews |