Ségou

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Ségou de Maryse Condé

Crews, Kate.   Journal: Ségou de Maryse Condé

              Dans son oeuvre, Ségou , l’écrivain Maryse Condé explore les racines de l’Afrique traditionnelle au travers des personnages, de leurs interactions et de leur sens communautaire. L’importance d’être membre d’une famille et d’une communauté est notée spécifiquement dans le rapport père-fils entre Dousika et Tiékoro, mais aussi dans la participation de Doussika au conseil royal de Ségou.                                                              La famille n’est pas le seul élément de la communauté qui définit l’existence des habitants de Ségou. Les forgerons-féticheurs, par exemple, servent de gardien aux croyances dans les esprits. Les forgerons-féticheurs jouent un rôle primordial dans tous les moments clés de la vie telles que les naissances, les mariages ou les cérémonies funéraires. Le texte nous explique en parlant d’une naissance : « ils [Dousika et Koumaré] devraient se tenir loin d’elle et n’apparaître qu’après sa délivrance avec le pretre-féticheur alors qu’elle tiendrait déjà son nouveau-né dans les bras »(13). On voit à travers cette citation le rôle social notable que les féticheurs jouent ; ce sont eux qui arrivent juste après la naissance pour effectuer les pratiques rituelles. Les féticheurs travaillent dans le monde des vivants mais ils ont une connaissance du monde des esprits tel que nous montre le passage suivant : « La nuit venue, les esprits se dissimulaient dans son feuillage et veillaient sur le sommeil de vivants. Quand ils essaient mécontents, ils le faisaient savoir en exprimant une série de sons légers, a la fois mystérieux et transparents comme un code. »(12). Cette exploration met l’accent sur la famille, les croyances traditionnelles en tant que piliers de la vie quotidienne de Ségou.

                 La vie paisible de Ségou va être complètement perturbée par l’arrivée de l’Islam surtout lorsque Tiékoro, fils de Dousika, un noble de la communauté des Bambaras, se convertit à l’Islam. Ce dernier va peu à peu devenir fier de ses croyances, mais il a aussi en lui un désir ardent de rester connecté à ses racines Bambara. Ce désir contradictoire est démontré par l’auteur lorsqu’elle explore les problèmes d’identité auxquels Tiékoro se trouve confronté: « «  L’hôte est un présent de Dieu. » Cette phrase d’El-Hadj Ibrahima de Ségou ne cessait de revenir à l’esprit de Tiékoro alors qu’il attendait là au soleil aux cotes de son frère, dévisagés tous deux par les passants. Il se rappelait comment son père traitait les étrangers, comment Nia les conduisait jusqu'à la case de passage, leur faisait apporter de l’eau chaude pour leur bain avant un plantureux repas »(54).

                  La décision de Tiékoro de s’initier à la culture musulmane provoque une tension interne entre de nouvelles manières de se vêtir, de se nommer Tombouctou et le désir de conserver ses racines Bamabara. Cette tension interne reflète le grand bouleversement de tout le continent africain lors de l’arrivée de l’Islam. A travers les sentiments intimes de ce personnage, Maryse Condé nous permet de ressentir et de comprendre de façon   précise et personnelle le changement qui a marqué toute cette partie du monde à la fin du dix-huitième siècle.

              Personnellement, je suis impressionnée par la puissance de l’unité familiale et des croyances. Les Africains semblent être très liés à leurs traditions comme les personnages dans l’œuvre Ségou , d’une manière que les occidentaux ne pourront jamais imaginer. La vie communautaire des Africains dans Ségou semble les protéger et répondre à leurs besoins en leur offrant une protection et une connexion unique. Un élément de la culture que les occidentaux peuvent admirer et que moi, en tant que lectrice américaine, je   respecte, et qui définit ma compréhension de la culture africaine à travers la littérature. Crews, Kate.  

Durden, Gabrielle

Ségou est une histoire captivante des peuples belliqueux d’Afrique de l’Ouest.   Écrit par Maryse Condé,   le roman relève les quatre événements qui se sont passées et qui ont mis l’Afrique en ébullition.   L’influence de l’esclavage, l’influence de l’Islam, l’influence du christianisme et l’influence du colonialisme sont toutes présentées dans le texte.    La famille de Dousika Traoré souffre durant des générations à cause de ces influences sur le peuple Bambara- les habitants de Ségou.   La souffrance de la famille Traoré symbolise la souffrance de tout le continent africain et la complexité à résoudre les problèmes qui ont duré plusieurs générations. Le conflit entre les problèmes indigènes et les problèmes des influences étrangères pour l’Afrique sont noté dans le dernier poème :

«   La guerre est bonne puisqu’elle enrichit nos rois

Femmes, captifs, bétail, elle leur procure tout cela .

La guerre est sainte puisqu’elle fait de nous musulmans .

La guerre est sainte et bonne. Qu’elle embrasse donc nos ciels. » (476)

L’auteur introduit l’influence d’esclavage au début du roman avec la présence des esclaves dans la cour de Dousika. Dousika est le chef de la famille Traoré.   À cause de son rang noble, et les guerres constantes en Ségou, il a beaucoup d’esclaves. Condé souligne ce fait que, au début, les guerres ont créé l’esclavage pour les peuples de Ségou ou plus généralement, les peuples d’Afrique.   Sira est un exemple.   Sira est une femme Peule, capturée après une guerre entres les Bambara et les Peuls. D’habitude, en Afrique on devenait esclave à cause de la guerre et on restait esclave jusqu’à la guerre suivante, ou peut-être on était libéré par leurs siens.   Sira menait une vie d’esclavage.   C’est une personne belle et douce dans l’histoire.   À cause de sa beauté physique, elle est devenue la concubine de Dousika.   Avant cela, elle était esclave pour Mansa Monzon..   Pourtant, il n’y a pas beaucoup des différences entre les deux statuts.   Quand on est esclave, on doit servir les hommes et on tant que concubine, on doit servir les hommes.   D’abord, les autres femmes de Dousika n’aimaient pas Sira, en particulier Niéli qui considérait Sira comme une étrangère.   Mais, après quelque temps, Sira a développé une intimité avec les autres femmes.   Quand elle commence à accoucher, le roman dit :   « Sira était seule avec sa peur et sa douleur. »   Mais,   après quelques lignes Souka, la matronne l’aide :   « Malgré elle, elle gémit et Souka, s'approchant, rectifia sa position accroupie… »   Le statut de concubine de Sira dans la famille Traoré est une source de faiblesse pour toute la famille, parce qu’une lutte de puissance commence entres le « légitime » Tiékoro, fils de Nya et le « l’illégitime » Malobali, fils de Sira.   Donc, le roman souligne le mauvais rôle de l’esclavage dans les luttes africaines.

L’Islam est une influence très important dans le roman et même dans l’histoire de l’Afrique.   Tiékoro représente cette influence.   Il aime beaucoup son père Dousika, mais il est devenu plus fidèle à l’Islam.   Le texte dit : « Quand avait-il commencé de le considérer comme un barbare doublé d’un ignorant buveur d’alcool ?   Quand l’œuvre des musulmans avait grandi sa vie. » Tiékoro est toujours présenté comme un personnage égoïste, méchant et arrogante.   Les autres personnages se réfèrent toujours au rôle de Tiékoro dans le mauvais destin de Traoré.   Ils demandent : est-ce que c’est Tiékoro qui a rendu les dieux furieux ?   Même dans le dernier poème, le lecteur voit l’allusion aux mauvais effets de l’Islam quand il était mélangé avec les coutumes indigènes d’Afrique : «  La guerre est sainte puisqu’elle fait de nous musulmans . »   Il y a sarcasme dans le ton-comment est ce que la guerre est sainte ?   Le lecteur constate le conflit entre l’Islam et l’Afrique aussi dans le personnage du   Mansa Monzon.   Il soulève le conflit entre les coutumes traditionnelles et l’Islam.   Il emploie les marabouts musulmans, mais en même temps il déteste l’Islam.   L’Islam a réduit les nombres des femmes qu’on peut avoir ; Il interdit les boissons alcooliques, et plus important, l’Islam réduit la puissance des rois.

L’influence du Christianisme et du colonialisme sont aussi discuté dans le roman. L’arrivée du blanc a lieu très tôt dans le roman.   Et bientôt le blanc n’est pas honnête.   Le blanc représente l’influence de la colonisation, du christianisme et le mensonge des peuples qui sont arrivés en Afrique au début de dix- neuvième siècle.   Le blanc dit, dans le roman qu’il est venu à Ségou pour voir le fleuve Joliba, pourtant c’est facile de comprendre qu’il n’a pas l’intention d’être aimable aux habitants de Ségou.   Le messager dit à Dousika que l’homme blanc ne paye pas « le prix de son passage du fleuve. »    Dans son premier acte, l’homme blanc n’est pas respectueux envers les peuples d’Afrique.   Aussi, dans la discussion de « Freetown », avec une grande cathédrale de Saint-Georges, les peuples sont toujours divisés (390.)   Le Christianisme et le colonialisme ont causé de grandes divisions entre les peuples africains en matière d’identité « ethnique. »

              Le mélange de l’Afrique traditionnelle avec les influences extérieures est la fondation de l’histoire de Ségou .   Le récit présente les effets de l’esclavage, de l’Islam, du Christianisme et du colonialisme dans la vie d’Afrique moderne. Durden, Gabrielle

              

        

 

        

          

           

   

 


Last Updated: May 12, 2005